Relatifs et antécédents inclus dans des dét. N1 de (dét.) N2

Nos travaux portent sur l'observation des anaphores qui recrutent leurs référents au niveau d'une construction prépositionnelle de la forme dét. N1 de (dét.) N2. Après avoir observé les différentes formes d'anaphores de manière générale (pronoms sujets et objets, anaphores nominales, anaphores au moyen de l'expression celui de...), nous avons choisi de nous concentrer sur les anaphores réalisées au moyen du pronom relatif qui.

Le corpus que nous utilisons se veut représentatif du français contemporain : monographies scientifiques et techniques (économie, mathématiques, sciences de l'information, histoire de l'industrie et des techniques, arts, sciences de la terre, sport, chimie, philosophie et droit), mémoires, articles de revues spécialisées (informatique, sciences de l'information et de la documentation), rapports d'activité, romans, articles de la presse quotidienne, de magazines de large diffusion, de journaux d'information destinés à des clients ou à des adhérents, articles de presse interne d'entreprise, dépêches relatant des catastrophes naturelles.

L'objectif est de vérifier s'il existe des régularités qui permettent de prévoir l'attachement d'un relatif dont le référent est introduit par un SN complexe en vue de l'automatisation du processus de reconnaissance de ce type d'anaphores. Les observations sur corpus visent à formuler une série de présélections envisageables. La diversité des constructions attestées entraîne une multiplication des paramètres à prendre en considération et des difficultés à établir les présélections du référent : très souvent deux possibilités de reprises restent en concurrence d'où la nécessité de faire intervenir un cotexte élargi.

Contrairement à d'autres anaphoriques qui admettent trois formes de reprises (reprise du N1¹ , du N2 ou de l'ensemble du dét. N1 de (dét.) N2), le relatif qui n'en admet que deux.

La reprise du dét N1 de (dét) N2 dans son intégralité :

La reprise du N2 :

Nos observations montrent que l'examen des combinaisons de déterminants inclus dans les SN complexes, donc du mode de détermination du référent, est important mais qu'il n'est pas suffisant. L'examen des occurrences laisse entrevoir des variations en fonction de nombreux paramètres : les traits sémantiques des N qui composent la structure complexe, la position grammaticale de la construction qui introduit le référent, le type de prédication, l'installation du référent dans le focus du discours… On se rend compte, par exemple, que les constructions qui comportent un N1 quantifieur font préférentiellement l'objet d'une reprise du N2 (une dizaine de gamins, cinq cents grammes de fraises une poignée de sable...), que celles qui contiennent deux déterminants définis demandent qu'on s'intéresse au cotexte, aux savoirs partagés par le locuteur et l'interlocuteur pour déterminer la saisie préférentielle (le visage de la fillette, le développement de la communication...). L'analyse en termes de saillance et de focus du référent s'impose dès les premières observations tout comme la nécessité de s'intéresser aux interactions entre les différents paramètres : l'interaction entre les paramètres est non négligeable lors de la formulation des règles de présélection du référent inclus dans une structure prépositionnelle.

Notes

Les caractéristiques de ces véhicules sont très proches de celles de leurs ancêtres.

La compétitivité des entreprises est relativement satisfaisante. Celle du pays l'est beaucoup moins.

RETOUR