Les NTIC dans l'amélioration et l'acquisition et de l'utilisation du vocabulaire français par les Camerounais

Louis Martin ONGUENE ESSONO

Louis Martin ONGUENE ESSONO Ecole normale supérieure
Responsable de la Formation à distance
B.P.1332
Yaoundé
Cameroun
tél. fax : (237) 31 92 92
lmessono@cenadi.cm ; lmessono@hotmail.cm

Nature disciplinaire : langue française

Descriptif

L'utilisation des termes impropres par la population scolaire et estudiantine, voire par les universitaires du Cameroun a conduit à proposer un projet devant mener à la correction des impropriétés de termes à résonance et à consonance françaises. Ce projet vise à suggérer une méthode par laquelle l'enseignant, qui utilise un ordinateur relié à des apprenants par Internet propose une série d'exercices comportant des termes camerounais et non acceptés en français. À partir d'une grille , les camerounismes sont rejetés et l'apprenant, selon son niveau d'étude, doit apporter par lui-même une correction en donnant le mot juste. Le logiciel évalue le temps de correction et attribue des points en fonction du temps mis par l'apprenant pour corriger les mots rejetés. L'ordinateur dispose d'une liste de mots camerounais qu'il rejettera aussitôt qu'ils seront utilisés. Le logiciel proposera, selon le niveau, des mots plus proches du français mais faux, qu'il faudra que l'apprenant découvre et corrige bon escient.

Supports

Données lexicales constituant un corpus de termes recueillis dans les copies d'élèves, les journaux, les ouvrages, manuels ou romans camerounais, les thèses et les mémoires des étudiants.

Justification des choix

La langue française côtoie près de 300 langues camerounaises. Ces langues subissent mutuellement une influence qui en modifie la structure, la syntaxe et le statut.. Plus visible est la modification lexicale que subit le français qui est la langue la plus parlée dans le pays. L'interaction entre le français et les langues camerounaises conduit à son enrichissement , mais aussi à une fabrication lexicale constituée de néologies, de traductions et de calques des langues camerounaises. Ces impropriétés émaillent le langage quotidien et empêchent quelque fois la communication avec les locuteurs natifs du français. L'objectif de ce projet est d'amener les élèves-professeurs et les étudiants des facultés, futurs enseignants de français, à enseigner le terme juste dans la manipulation quotidienne de la langue française

Public-cible

Le projet concerne l'ensemble des élèves de l'École normale supérieure et les étudiants de la Faculté des Lettres inscrits dans la filière des Lettres modernes françaises. Ces deux composantes sont amenés à enseigner la norme du français dans les prochaines années. Le public auquel s'adresse ce projet va ainsi être démultiplié puisque les répercussions s'étendront jusque chez les élèves des lycées et des collèges.

Étude de besoins du public

À cause du statut du français qui est langue seconde au Cameroun,, la langue utilisée est émaillée de nombreux camerounismes qui constituent désormais une norme endogène. Ce constat est clair et vérifiable à tous les niveaux comme le suggère les éléments à partir desquels a été constitué le corpus. Les structures lexicales et leur orthographie variable, mais aussi les structures syntaxiques fautivement employées par tout le monde passent généralement pour être correctes. Il est donc utile de remédier à cette situation en favorisant le choix pertinent du terme français qui existe et de rejeter le camerounisme nouvellement créé ou largement utilisé.

Partenariat

Méthodes

La méthodologie suggérée fera appel à l'utilisation des nouvelles technologies, notamment l'utilisation de l'ordinateur. Cet instrument accueille tous les mots à consonance française et dispose aujourd'hui d'un répertoire de dictionnaires régionaux. L'emploi d'un mot camerounais non pertinent en français sera signaler par un logiciel orthographique qui attirera ainsi l'attention de l'apprenant. Mais le logiciel ne donne pas le mot correspondant en français standard. D'où le travail de l'apprenant à comprendre l'objet du rejet d'un terme et la recherche du mot juste. Un logiciel intelligent est à construire pour permettre, dans le temps, l'auto-correction.

Descriptif du dispositif

Dans le cadre de notre partenariat, un réseau doit être constitué, qui rassemblera, outre les enseignants des Département de français de la Faculté des lettres et ceux de l'E.n.s, tous les étudiants formant le public décrit ci-dessus. Des travaux parallèles seront conduits simultanément dans l'un et l'autre établissements pour permettre des activités interactives. Une liaison par Internet ou par courrier électronique est prévue pour le public devant prendre part au projet. Le centre de calcul de l'Université de Yaoundé et les liaison individuelle ou par établissement faciliteront la concrétisation technologique de ce projet.

Développements envisagés

Le projet proposé est une entreprise pratiquement pérenne. Il concerne toute la population scolaire et le monde universitaire à cause de son lien avec la langue française, langue officielle du Cameroun et langue de la scolarisation. La réalisation d'un tel projet implique par conséquent, non seulement les enseignants de français de l'enseignement supérieur ou ceux de l'enseignement secondaire et du primaire, mais aussi ceux des écoles de journalisme en ceci qu'il contribuera à améliorer la nature et la qualité du français qui se parle au Cameroun par toutes les couches sociales. Le projet peut facilement faire boule de neige et intéresser beaucoup de monde.

Description des tests de la maquette électronique

Nature de l'évaluation

Calendrier de réalisation

Modalités de dissémination du projet

    En rapport avec le développement ci-dessus, le projet peut aboutir
  1. à la mise en place d'une didactique du français langue seconde ;
  2. à la publication d'un ouvrage sur l'enseignement du français ;
  3. à la constitution d'une équipe de recherche sur l'enseignement du français ;
  4. à la création d'un centre d'enseignement du français.

Modalités de financement

Le projet pourra être financé, en partir par le département de français de l'Ens, et en partie par l'Aupelf-Uref pour payer les honoraires techniciens, l'achat des consommables, l'entretien des machines, etc.

Degré d'avancement du projet

collecte des camerounismes commencé ; début de fabrication du logiciel.

Degré de maîtrise technique nécessaire

savoir utiliser un ordinateur, entrer dans le web, envoyer un message électronique, connaître le langage HTML, connaître les logiciels de navigation dans le web.

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